Deux parfums, deux noms, et pas un mot sur l'odeur. Normal: un parfum ne se sent pas à travers un écran. Dans une publicité, il ne reste que le nom, le flacon et le décor. Et ce trio raconte déjà toute une histoire.
Invictus vient du latin « invaincu ». Le flacon a la forme d'un trophée, le décor aligne les coupes, le corps est celui d'un athlète. Ici, réussir veut dire une chose précise: l'emporter sur les autres, sous leurs yeux.
Olympéa n'est ni un prénom ni un mot courant. C'est un nom construit à partir d'Olympe, la montagne des dieux de la mythologie grecque. Robe drapée à l'antique, parure dorée, ciel étoilé: l'image complète ce que le nom a commencé.
Côte à côte, les deux flacons racontent deux façons d'être au sommet. Lui y arrive par l'effort, trophée après trophée. Elle y est déjà, parmi les dieux, sans qu'aucun effort ne soit montré.
Pourtant, un mot ne porte jamais un sens tout fait. « Invictus » est aussi le titre d'un poème écrit en 1875 par William Ernest Henley, qui a accompagné Nelson Mandela pendant ses années de détention. La victoire y est intérieure: ne pas se laisser briser, quoi qu'il arrive au dehors. Ses derniers vers le disent ainsi: « Je suis le maître de mon destin, je suis le capitaine de mon âme. »
Même mot, deux victoires bien réelles. Le flacon en propose une. Rien n'empêche d'en choisir une autre.
Un petit jeu à faire à la maison ou en classe: cachez l'image, dites seulement « Invictus », et demandez le premier mot qui vient. Trophée ? Force ? Autre chose ? Racontez en commentaire ce que ça a donné.
Diaboliser ne résout rien. Interroger et mieux comprendre aide. C'est tout l'esprit du « décod'image »: apprendre à « voir malin », derrière les écrans comme en nous-mêmes, pour gagner en liberté de jugement et en capacité de choix.